Conditions d’utilisation, modalités d’organisation, coûts : les différences entre autopartage et covoiturage sont nombreuses. Quand l’un implique souvent une société-mère propriétaire des véhicules qu’elle loue à ses usagers, l’autre ne nécessite pas nécessairement de dépense.

Pour bien distinguer ces deux concepts de mobilité, c’est pourtant à la notion de conducteur qu’il faut s’intéresser. L’autopartage rend accessible un véhicule à plusieurs conducteurs, quand le covoiturage implique un covoitureur et un covoituré. L’un et l’autre modes de transports recoupent cependant des bénéfices communs, à la fois économiques et écologiques.

Le covoiturage : des avantages pour le covoitureur et le covoituré

Le covoiturage consiste à partager une voiture entre le conducteur et ses passagers. Ce conducteur, appelé aussi covoitureur, n’a aucune qualification particulière. Il s’agit le plus souvent d’un particulier qui mutualise son véhicule avec une personne - le covoituré - qui fait le même trajet que lui, ou qui suit une partie de son itinéraire. Le covoiturage s’observe ainsi particulièrement sur les trajets domicile/travail.

Quels sont les intérêts du covoiturage ? Covoitureur et covoituré y trouvent des avantages financiers et écologiques :

  • Bien que le covoiturage puisse se proposer à titre gracieux, le propriétaire de la voiture perçoit généralement une compensation financière de la part du covoituré. Il peut s’agir d’un tarif négocié entre les deux parties, ou d’une participation aux frais de péage et de carburant. Ces compensations financières permettent au propriétaire d’éponger plus facilement les frais liés à l’entretien et à l’assurance de la voiture ;
  • Le covoituré profite quant à lui d’un trajet moins cher que sur d’autres moyens de transport, comme le train ou le bus ;
  • Le covoiturage a également un intérêt environnemental, car il permet de réduire le nombre de voitures en circulation en luttant contre l'"autosolisme", c’est-à-dire le fait d’utiliser son véhicule seul.

La question du conducteur au cœur de la différence entre autopartage et covoiturage

Quand le covoiturage implique une voiture et son propriétaire, l’autopartage s’éloigne du concept de propriété. Selon la définition de l’autopartage, ce qu’on appelle aussi parfois le car sharing consiste à partager un véhicule entre plusieurs conducteurs.

Un système qui partage les véhicules entre utilisateurs

Le partage de voiture s’effectue soit par le biais d’un opérateur professionnel, soit entre un particulier et d’autres particuliers dans une optique locative. L’autopartage peut aussi prendre place au sein d’une entreprise qui veut mettre en commun les véhicules de fonction.

Dans le cas d’un système de partage de véhicules professionnel, les intéressés passent généralement par une solution de réservation de véhicules pour choisir l’engin de leur choix, mais aussi la date et la durée du trajet. Dans la majorité des cas, le client sélectionne également la station d’autopartage à laquelle il veut récupérer la voiture. Si l’autopartage est dit “en boucle”, c’est aussi à cette station qu’il doit rendre le véhicule, généralement grâce à un système de boîte à clés.

Niveau modèle économique, l’autopartage se différencie du covoiturage en cela que les frais imputés aux utilisateurs couvrent le coût d'utilisation du véhicule. Ils se payent généralement par le biais d’un tarif forfaitaire, parfois sous forme d’abonnement. L’opérateur à l'origine du processus de car sharing a, dans ce cas, la propriété des véhicules. Il assume donc les coûts liés à l’entretien et à l’assurance.

L’autopartage se développe particulièrement dans les grandes villes de France. Il prend d’ailleurs de plus en plus la forme de free-floating. Le free floating consiste à mettre à disposition du public une flotte de véhicules en mobilité partagée, sans qu’ils ne se rattachent à une station spécifique. Ce mode spécifique d’autopartage se développe notamment dans la capitale parisienne, autour de nouvelles enseignes telles que Moov'in.Paris, Free2Move Paris ou Car2go.

Voir aussi :Définition de l’autopartage et avantages

autopartage covoiturage

Des bénéfices sociétaux comparables entre les deux modes de transport

Côté impact sociétal, l’autopartage permet de réduire les coûts d'entretien liés à la possession de sa propre automobile. Il n’y a donc pas de grande différence entre autopartage et covoiturage en termes de préoccupation économique, si ce n’est que le car sharing exclut le principe de propriété.

L’autopartage incarne aussi une bonne solution pour réduire sa consommation de carburants, et pour reporter ses mobilités sur d’autres moyens de transports moins polluants. Grâce au car sharing, le nombre de voitures en circulation baisse, et avec lui l’émission de gaz à effets de serre (GES).

En ce qui concerne les entreprises, une récente étude de l’ADEME sur la mobilité (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) montre que l'autopartage réduit de 30% en moyenne le nombre de voitures de fonction d'une flotte d'entreprise. Cette baisse équivaut en outre à une réduction de 200 kg de CO2 par an et par personne.

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